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Nous avons rencontré Stéphane Plaza, nouvel ambassadeur de la Foire de Paris 2020. Célèbre animateur, comédien et agent immobilier reconnu, il nous livre ce qui, selon lui, constitue la clef d’un évènement réussi mais aussi sa vision d’une rencontre parfaite avec un ou plusieurs publics.

Pourquoi avoir choisi d’être ambassadeur de la Foire de Paris ? et d’une manière plus générale, qu’est-ce qui vous plaît dans ce type d’événement grand public ?

Je venais déjà à la Foire de Paris pour me balader et découvrir les tendances. Cette année j’ai la chance d’être ambassadeur. Se rendre à un évènement c’est avoir l’opportunité d’échanger, voir où on en est, apprendre et créer ce contact direct avec le public car, selon moi, le public ne triche pas. Cette fois-ci, pas d’écran. Je ne suis plus derrière une télé et je ressens vraiment les choses. En télé, on répète « c’est bien », « ce n’est pas bien », « rase-toi » ou encore « tu as l’air fatigué » ! C’est une opportunité pour moi de revenir au réel. Devenir ambassadeur de la Foire de Paris, et plus largement se rendre à une foire ou un salon, c’est ressortir avec quelque chose : soit une connaissance, soit de l’humain. En tout cas, c’est avoir le sourire. 

« Se rendre à une foire ou un salon, c’est ressortir avec quelque chose : soit une connaissance, soit de l’humain. En tout cas, c’est avoir le sourire. » 

Stéphane Plaza - Ambassadeur de la Foire de Paris 2020

finalement, comment définiriez-vous votre rôle d’ambassadeur au service d’un événement et sa communauté ?

Mon rôle est d’apporter d’une part de la bonne humeur mais aussi mes connaissances dans des conférences comme celles sur la décoration ou l’immobilier. C’est aussi rencontrer des gens, être humain, observer les innovations, regarder les tendances. Il y a quand même 3 500 marques présentes et ce n’est pas rien ! Non seulement j’en apprends mais je peux discuter. Je prends le temps d’échanger même si le planning est très serré, et… c’est plutôt sympa ! En tout cas, ça me met de bonne humeur. 

l’un des enjeux des organisateurs de Salon est de fidéliser le public pour les années suivantes. Si l’on fait le parallèle avec vos représentations théâtrales ou même télévisuelles, selon-vous, quelles sont vos clés pour fédérer une communauté et lui donner envie de vous suivre à chaque émission (montage, storytelling, format, renouvellement, nouveautés…) ?

La meilleure façon de fédérer est justement de ne pas être trop commercial ! Ma devise : être de bonne humeur et ne rien demander. Quand on ne demande rien, on ne s’attend à rien et ce qu’on reçoit ensuite, n’est que du bonus ! Donc je ne fédère pas afin d’avoir une bonne émission après. J’ai un échange vrai, un échange humain, qui est direct. Que les gens reviennent ou non, je passe un bon moment. Cet échange me servira toujours intellectuellement ou humainement. Voilà ma priorité. Je suis ambassadeur de la Foire de Paris pour me livrer, me donner, tout en veillant à être naturel, présent, souriant et énergique. Selon moi, le défi pour les organisateurs de Salons ou Foires, c’est d’offrir des tranches de vie ! Dans la vie on ne fédère pas, on passe un moment ensemble. Lorsqu’on passe un bon moment, les gens veulent revenir. Fédérer ou faire des choses trop commerciales, ça ne marche plus. 

quels sont les enseignements que peuvent tirer les organisateurs de salons de votre parcours dans le spectacle (en termes de création d’expérience, de dialogue avec le public, d’interaction, etc.) ?

« Dans l’année je fais environ quatre à cinq salons. Selon moi, un évènement réussi repose sur un véritable mélange de gens passionnés qui ont quelque chose à raconter. Le plus important reste l’échange et on passe toujours un bon moment lorsqu’on se retrouve face à un passionné heureux de partager. Il faut donc choisir des personnes heureuses d’être présentes, avec le sourire, aimant l’autre. Pour finir, je pense aussi qu’il faut veiller à l’espace de cette rencontre et s’assurer que les allées respirent et favorisent ainsi ces interactions. 

Interview réalisée par Margaux Arnoud / Article rédigé par Margaux Biscarrat